Communes concernées par le chlorure de vinyle monomère (CVM)
76 communes concernées d'après les dernières analyses connues.
Le chlorure de vinyle monomère (CVM) est un cas particulier parmi les paramètres de l'eau potable : il ne vient ni de l'agriculture ni de la ressource en eau, mais des canalisations elles-mêmes. Les tuyaux en PVC fabriqués avant 1980 peuvent contenir du CVM résiduel issu de leur fabrication, qui migre lentement vers l'eau qu'ils transportent.
Le CVM est classé cancérogène avéré pour l'homme par le Centre international de recherche sur le cancer. C'est pourquoi la réglementation lui fixe une limite de qualité très basse, à 0,5 µg/l. Le phénomène de migration est favorisé par un long temps de séjour de l'eau dans le tuyau : il touche surtout les extrémités de réseau en zone rurale, les antennes peu utilisées où l'eau circule lentement, et s'accentue l'été quand l'eau est plus chaude.
Particularité importante : une mesure de CVM en un point du réseau ne reflète pas la qualité de l'eau de tous les abonnés. Deux maisons de la même commune peuvent recevoir une eau très différente selon le tronçon qui les alimente. Les gestionnaires traitent le problème par des purges régulières des tronçons concernés et, à terme, par le remplacement des canalisations anciennes.
Si votre commune figure ci-dessous, consultez le détail de l'analyse : la non-conformité est souvent localisée à un secteur précis. En attendant les travaux, laisser couler l'eau avant de la boire (surtout après une absence) réduit l'exposition, puisque le CVM s'accumule dans l'eau qui stagne. Suivez les consignes précises de votre ARS.
Communes actuellement concernées
Communes dont la dernière analyse mentionne le chlorure de vinyle monomère.