Scandale des eaux en bouteille : quelles marques sont concernées ?
Deux groupes sont cités : Nestlé Waters (Perrier, Vittel, Contrex, Hépar) et Sources Alma (St-Yorre, Vichy Célestins, Chateldon, Thonon, Rozana, Vals…). Nestlé Waters a reconnu avoir utilisé des traitements interdits pour une eau minérale naturelle. Sources Alma nie.
L'affaire porte sur la conformité et l'étiquetage, pas sur une toxicité démontrée. À ce jour, aucune décision de justice n'a établi de risque sanitaire pour le consommateur.
Ce qui est reproché, exactement
Une eau minérale naturelle se définit par sa pureté à la source. La réglementation interdit donc de la désinfecter : si elle a besoin d'être traitée pour être potable, elle ne mérite pas l'appellation, ni le prix qui va avec.
Les industriels visés ont utilisé des filtres à charbon actif, des traitements ultraviolets, puis une microfiltration à 0,2 micron. Depuis 2001, les autorités retiennent 0,8 micron comme seuil limite : en dessous, la filtration modifie la composition de l'eau et vaut désinfection.
C'est une fraude au consommateur au sens du rapport du Sénat : le produit vendu n'était pas celui décrit sur l'étiquette. Ce n'est pas la même chose qu'une eau contaminée.
Les marques citées, groupe par groupe
Sources Alma
Groupe également cité dans l'affaire : selon le rapport du Sénat, le signalement d'origine, fin 2019, émane d'un salarié de Sources Alma. Le groupe nie tout traitement illégal.
La chronologie
Sources
Cette page ne mène aucune enquête propre. Elle résume des sources publiques, que vous pouvez vérifier une par une.
- Rapport du Sénat — « Eaux minérales naturelles : préserver la pureté »
- Public Sénat — la commission d'enquête épingle la stratégie de dissimulation du gouvernement
- Public Sénat — Nestlé Waters peut continuer à vendre Perrier sous l’appellation « eau minérale naturelle »
- Public Sénat — le groupe Alma nie tout traitement illégal
Page à jour au 16 août 2026. L'affaire est toujours en cours : vérifiez les sources pour l'état le plus récent.